Ce que prévoit le projet de loi

Le projet de loi portant sur la médecine traditionnelle va apporter des innovations majeures dans cette pratique. Au delà des dispositions générales, le praticien sera désormais invité à respecter le secret professionnel ainsi que leurs collaborateurs. Mieux, il doit s’abstenir de commettre tout acte susceptible de compromettre sa moralité ou son intégrité professionnelle. Il devra également participer à la pérennisation de son  art par la formation tout en favorisant la collaboration avec la médecine moderne. Une fois par trimestre, il devra transmettre au médecin chef de district les données sanitaires dont il dispose sous peine de retrait de l’autorisation d’exercer. 

Il sera tout aussi interdit aux praticiens d’éviter d’entreprendre, de poursuivre des soins, de formuler des prescriptions dans des domaines qui dépassent leurs compétences. Face aux situations gravissimes, il lui sera exigé d’orienter le malade vers un autre praticien de la médecine traditionnelle compétent dans ces domaines ou vers une structure sanitaire. Les praticiens seront ensuite interdits de se livrer à des pratiques pouvant nuire à la santé d’autrui ou de prodiguer des soins à l’intérieur d’une formation sanitaire sans l’autorisation du responsable de la structure. 

Tout comme de procéder ou de faire procéder à la cueillette des espèces médicinales rares ou protégées sans autorisation administrative conforme à la législation forestière en vigueur. En sus, établir un certificat médical, une ordonnance ou tout autre document assimilé est interdit aux praticiens.  Il en est de même pour les ventes foraines des substances médicinales et de toute activité de publicité et de promotion directe ou indirecte.

 Notamment par des émissions radio,  télé, presse écrite et supports utilisant les technologies de l’information et de la communication. Idem pour les projections ou annonces dans des salles de spectacles, affichages, panneaux, prospectus, enseignes lumineuses ou tout autre support de communication.

Aux chapitres des dispositions pénales, les peines prévues sont nombreuses. Si l’exercice illégal de la médecine traditionnelle est puni d’un emprisonnement  allant d’un à six mois et d’une amende de 10 000  à 50 000 seulement, la promotion publicitaire fait l’objet d’amende de 500 000 F à un million. Le support médiatique sera lui puni entre 1 à 2 millions F. 
  
C.T.MBENGUE
(avec Sudonline)