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03:14:00
Les guides  religieux  de Thiès  s’impliquent

Le Sénégal a pris la ferme détermination d’éradiquer la tuiberculose d’ici 2030 s’inscrivant ainsi dans les objectifs de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui sont de réduire au moins à 95% le nombre de décés liés à cette maladie et de diminuer de 90% son icidence dans la société. En relevant ce défi, le ministère de la santé et de l’action asociale à travers son programme national de lutte contre la tuberculose a entrepris une vaste opération de sensibilisation en destination de toutes les couches de la population. Dans le cadre d’une nouvelle  offensive tous azimuts, le PNT conduit par le Dr Marie Sarr, vient de faire passer le message auprés des imams et ulémas de Thiés lors d’un atelier de plaidoyer  tenu le 08 octobre 2016 dans les locaux du district sanitaire.

Ils sont les principaux interloculteurs de la société à la base. Ce sont eux, qui dirigent la prière dans les mosquées, baptisent les  nouveaux nés et dirigent les cérémonies mortuaires. Avec les ulémas, les imams ne font pas que la prêche du vendredi. Ce sont eux qui tiennent généralement  le micro lors des conférences, commémorations et autres évènements religieux marquants de la société sénégalaise. Tout cela fait de ces leaders religieux des porteurs puissants de message qu’il faut associer dans les campagnes de sensibilisation contre les problèmes de santé publique.

Le Programme National de lutte contre la Tuberculose, pour avoir compris leur  position et rôle social stratégique, a organisé un atelier regroupant une trentaine d’imams et d’ulémas le samedi 08 octobre au district sanitaire de Thiés.  Face à ces notables, le Dr Marie coordinatrice du PNT a fait l’état des leiux de cette pandémie. Au plan mondial, elle est responsable de plus de 1,3 millions de morts  en 2014 tuant  ainsi 10 personnes chaque heure.  Sur les 9,5 millions de nouveaux  malades décelés chaque année par l’OMS, la plupart habitent les pays pauvres et parttticulièrement en Afrique au sud du Sahara. Dans son introduction, elle a dégagé un tableau explicite sur la propagation de la maladie en insistant surtout sur le dyptyque : 

« La tuberculose se guérit et son traitement est gratuit ».

Selon l’étude pointue délibrée par le Dr Alioune Niang, pneumologue au Chu de Fann, bien que 13 800 cas aient été traités avec succés dont 9034 formes contagieuses, la prévalence n’affiche pas de baisse relative continuant de toucher la tranche active de la population comprise entre 15 et 45 ans. Parmi les couches  de la population les plus exposées, on note les enfants et Pvih, les diabétiques, les alcooliques chroniques, les fumeurs,  les utilisateurs de produits corticoides, et personnes vivant dans la promiscuité. Et manière générale,  la précarité socio économique, les conditions d’insalubrité, la co-morbidité et le stress. Et, selon le spécialiste, la réduction de la transmission reste le défi majeur qu’il s’agit de relever dés maintenant. 

Il reviendra ensuite au Dr Moustapha Diop médecin chef du district de Thiés de faire mieux voir aux religieux la situation dans la capitale du rail. S’étendant sur une superficie de quelques 1037 Km2, la ville de thiés compte 442 842 habitants avec une  densité au Km2 de 429 personnes largement au dessus de la moyenne nationale. Sur une prévalence natioanle de 1% de la population, Thiés est indexé  pour au moins 400 malades alors que seuls 334 cas sont dénombrés par la structure de référence dont 8 à 10% de PVIH. Cette constation lui fera dire qu’il reste dans des malades à débusquer. Concernant le traitement médical, 88% de guérisson sont enregistrés. Les échanges avec la docte assistance conduite par le président des imams et Ulémas de Thiés El hadji Amadou Sakhir Ndiéguène ont ensuite porté la sensibilisation sur les symptômes de la pathologie et surtout les mesures préventives à faire prendre aux populations. 

Très satisfaite par l’engagement appuyé des participants qui ont salué unanimement l’initiative de les associer à la lutte contre la tuberculose, le Dr Marie Sarr a réafirmé la volonté du gouvernement d’éradiquer cette maladie si tous les segments de la société s’y mettent. Tout en commentant avec satisfaction la participation fructueuse du Président Macky Sall à la dernière réunion du Fonds Mondial pour le financement de la lutte  contre la tuberculose et autres maladies endémiques à travers le monde. 

S.M.N.

04:37:00
Un nouveau test plus performant introduit au Sénégal

Dans la lutte contre la tuberculose, la détection précoce du bacille de Koch est déterminante. Mais il fallait toute une  procédure médicale pour sonder la maladie notamment en cas de multi résistance ou d’échec thérapeutique. Cette contrainte est maintenant levée grâce à l’invention d’un nouvel appareil dénommé Génexpert qui réussit en moins de 2 heures à établir un diagnostic fiable et irrécusable.  Cette trouvaille, a été révélée hier par DR Marie Sarr Diouf, coordinatrice du Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnt) qui a levé un coin de voile de cet appareil aujourd’hui disponible dans neuf régions du pays.

Le Sénégal dispose actuellement d’un nouvel appareil puissant dans la croisade contre la tuberculose. C’est du moins ce qu’a révélé hier lors d’un entretien, le Dr Marie Sarr Diouf, coordonnatrice du Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnt). Selon elle, « le Genexpert qui a la capacité de détecter l’ADN du microbe de la tuberculose a été validé par l’OMS depuis  2011 ». Le Dr Marie Sarr de confier que : « les crachats  ou  tout autre échantillon biologique prélevé chez un malade, excepté le sang sont soumis au test. Et, au bout de 90 minutes, c’est à dire à moins de 2 heures, le résultat est disponible. » Et le Dr Sarr de poursuivre :   «  le Genexpert est un outil diagnostic basé sur la biologie moléculaire. Il  se caractérise par sa rapidité par rapport aux autres outils de diagnostic. Son test est plus sensible ». Comparé aux délais de résultat, il fallait auparavant  attendre 48 h alors qu’avec cet outil non seulement  on est édifié au bout de 2h seulement, mais il donne simultanément des indications sur la multi résistance, voire la présence du VIH.

Le test avec Génexpert rendu gratuit par la volonté des autorités sanitaires  est désormais  disponible dans  9 régions du Sénégal: Dakar, Diourbel, Fatick,  Kaolack, Kolda, Matam, Saint-Louis, Tambacounda, et Ziguinchor. La coordinatrice du PNT a de quoi pousser un grand soulagement grâce à cette révolution de la technologie  qui permettra une avancée majeure dans le diagnostic  de la tuberculose et le suivi de son traitement.

Argumentant sur cette question, le président du Réseau national des anciens malades tuberculeux soutient que « rien que pour la détection des cas de multirésistants, cet appareil est une excellente chose ». Car, ces malades multi-résistants constituent une véritable menace sur la santé publique ». De son avis, si le Sénégal dispose d’un outil qui peut les détecter en mois de deux heures cela veut dire on pourrait soigner ces cas de multirésistant et les guérir. Le seul hic c’est que le traitement devient beaucoup plus long mais avec une bonne alimentation ce dangereux malade pour le public peut guérir. 

Cheikh TIdiane MBENGUE
(avec Sudonline)

04:32:00
UN GRAND BOND DANS LA GUERISON

Le bacille de Koch vecteur de la tuberculose est combattu dans l’ensemble des huit districts sanitaires que polarise la région médicale de Louga.  Des progrès notoires ont été réalisés dans les taux de guérison et de récupération des abandonsdu traitement.Des efforts à multiplier  pour mieux détecter le bacille dans tous ses retranchements. 

D’importantes performances ont été réalisées dans la croisade contre les abandons de traitement contre la tuberculose. C’est du moins ce qu’a annoncé Alioune Ndour superviseur des soins de santé primaires et point focal de la lutte contre la tuberculose dans la région médicale de Louga  qui révèle les progrès du taux de guérison porté à 86 % actuellement et dépassant l’objectif national de  85 %.En faisant l’état des lieux de la maladie à quelques jours de la célébration de la journée mondiale de lutte contre cette maladie prévue le 25 mars prochain, Alioune Ndour, point focal de la tuberculose dans la région de Louga a laissé entendre que le taux de guérison constitue la grande satisfaction de la région médicale. Avec 86 %, ce chiffre record dépasse en ce moment l’objectif national fixé aux régions qui est de 85 %.Toutefois, le responsable médical a tenu à signaler que ce taux, bien que  satisfaisant, est en deçà des 90% réalisés  l’an passé. Pour preuve, les statistiques interrogées livrent 340 personnes malades de la tuberculose sont inscrites cette année dans les registres de la région médicale de Louga, comparés à l’année dernière où près de 250 malades figuraient sur les registres. L’autre avancée majeure constatée au niveau de la région, c’est le taux d’abandon du traitement de la maladie qui est tombé à 5%.Ce qui réduit les cas de résistance. Sur cette question, les districts de Louga, Dahra, Keur Momar Sarr, Darou Mousty, Coky et Sakal ont vu  leurs taux d’abandon baisser  fortement jusqu’à 5%. Force est cependant de signaler que les districts de Linguère sont à la traine. Car à Linguère,  les longues distances entre  les villages et hameaux où vivent les malades et les structures sanitaires sont souvent à l’origine des malades perdus de vue. A Kébémèr par contre, les ratés sont à chercher dans le départ du principal responsable de la lutte contre la tuberculose dans la zone, parti en formation. L’accompagnement de la région médicale et la décentralisation des soins jusque dans les postes de santé sont parmi  les mesures prises pour corriger ces manquements. Le responsable n’a pas oublié de revenir sur le grand défi de la région qui reste la détection dont les objectifs nationaux retenus sont de 70 % alors que la région n’arrive pas à atteindre les 40 % depuis l’année dernière. 

Lamine Gueye SAMANE

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