Le bacille de Koch vecteur de la tuberculose est combattu dans l’ensemble des huit districts sanitaires que polarise la région médicale de Louga. Des progrès notoires ont été réalisés dans les taux de guérison et de récupération des abandonsdu traitement.Des efforts à multiplier pour mieux détecter le bacille dans tous ses retranchements.
D’importantes performances ont été réalisées dans la croisade contre les abandons de traitement contre la tuberculose. C’est du moins ce qu’a annoncé Alioune Ndour superviseur des soins de santé primaires et point focal de la lutte contre la tuberculose dans la région médicale de Louga qui révèle les progrès du taux de guérison porté à 86 % actuellement et dépassant l’objectif national de 85 %.En faisant l’état des lieux de la maladie à quelques jours de la célébration de la journée mondiale de lutte contre cette maladie prévue le 25 mars prochain, Alioune Ndour, point focal de la tuberculose dans la région de Louga a laissé entendre que le taux de guérison constitue la grande satisfaction de la région médicale. Avec 86 %, ce chiffre record dépasse en ce moment l’objectif national fixé aux régions qui est de 85 %.Toutefois, le responsable médical a tenu à signaler que ce taux, bien que satisfaisant, est en deçà des 90% réalisés l’an passé. Pour preuve, les statistiques interrogées livrent 340 personnes malades de la tuberculose sont inscrites cette année dans les registres de la région médicale de Louga, comparés à l’année dernière où près de 250 malades figuraient sur les registres. L’autre avancée majeure constatée au niveau de la région, c’est le taux d’abandon du traitement de la maladie qui est tombé à 5%.Ce qui réduit les cas de résistance. Sur cette question, les districts de Louga, Dahra, Keur Momar Sarr, Darou Mousty, Coky et Sakal ont vu leurs taux d’abandon baisser fortement jusqu’à 5%. Force est cependant de signaler que les districts de Linguère sont à la traine. Car à Linguère, les longues distances entre les villages et hameaux où vivent les malades et les structures sanitaires sont souvent à l’origine des malades perdus de vue. A Kébémèr par contre, les ratés sont à chercher dans le départ du principal responsable de la lutte contre la tuberculose dans la zone, parti en formation. L’accompagnement de la région médicale et la décentralisation des soins jusque dans les postes de santé sont parmi les mesures prises pour corriger ces manquements. Le responsable n’a pas oublié de revenir sur le grand défi de la région qui reste la détection dont les objectifs nationaux retenus sont de 70 % alors que la région n’arrive pas à atteindre les 40 % depuis l’année dernière.
Lamine Gueye SAMANE

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