« L’hôpital Dalal diam doit ouvrir avant la visite du président Macky Sall… »
Alors que des sources annoncent la visite imminente du chef de l’Etat dans le département de Guédiawaye comme prévue depuis sa dernière visite d’avant référendum, les populations riveraines sont impatientes de voir l’hôpital Dalal Diam enfin démarrer. Mais ce n’est pas l’ouverture tardive qui est la seule source de préoccupation si l’on partage les inquiétudes du maire de la commune d’arrondissement de Golf sud pour qui les tarifs qui seront affichés seront déterminants quant à son accessibilité malgré sa vocation régionale.
Mme Aida Sow Diawara a de quoi se préoccuper dans le domaine sanitaire et souhaiter l’ouverture même graduée de l’hôpital Dalal Diam quant on sait que sa commune, dépourvue de centre de santé, ne compte que quatre postes supervisés par des infirmiers. Pour accéder à un médecin, ses populations sont obligées de se rabattre très loin pour leurs consultations. Ce qui explique l’impatience dans toute l’aire communale sans docteur de voir ce bijou hospitalier devenir fonctionnel.
En s’expliquant sur sa politique de santé, l’édile a souhaité vivement non seulement voir la nouvelle structure sanitaire ouvrir ses portes, ne serait ce que de manière progressive, mais pratiquer également des prix à la portée des populations. La création de mutuelles de santé prépare déjà le terrain pour que ses différentes spécialités soient accessibles. Sur cette question elle soutient avoir été reçu par le ministre de la Santé et de l’action sociale tout comme par le directeur de la CMU.
Lors d’un entretien accordé à des communicateurs spécialisés, l’édile communal a dévoilé d’autres aspects de sa politique sanitaire. Son projet principal dans ce domaine est de réaliser le chainon manquant de la pyramide sanitaire qu’est un centre de santé. Ce qui éviterait à l’hôpital dalal Diam un engorgement. Le projet est à l’étude et plusieurs partenaires ont accueilli favorablement sa faisabilité ; a –t-elle confié.
Concernant la réduction de la mortalité maternelle et infantile au cœur de la politique sanitaire, Mme Diawara a engagé une offensive pour, dit-elle, booster la prévalence contraceptive par la planification familiale.
Quatre consultations gratuites ont été programmées et la première s’est déroulée récemment en relation avec le réseau Siggil Jigeen. Tout en plaidant une sensibilisation accrue pour répondre à la demande des femmes de sa commune la mairesse précise toutefois sa position contre la légalisation de l’avortement qui fait débat ailleurs: « Ce serait la porte ouverte à tous les abus. Même si les partisans ont quelques arguments à faire valoir, la légalisation de l’avortement serait catastrophique à la société sénégalaise. »
Cette position tranchée, elle l’assume en tant que mère de famille très proche de la jeunesse et des femmes notamment et qui brandit ce bouclier pour éviter toute dérive.
Cheikh Tidiane MBENGUE
(avec sudonline)
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