Le président de l’Association Sénégalaise des Hémophiles demande à une prise en charge effective des malades hémophiles par la politique de santé. « En tant que sénégalais, nous avons droit à bénéficier d’une plus grande considération. » tel est le résumé des doléances de cette frange de la population atteint par une maladie jadis rare, mais qui enregistre chaque jour de nouveaux cas.
Ils ne vivent pas seulement de la menace de toute blessure qui peut entrainer des saignements continus et la mort par hémorragie. Les hémophiles souffrent en silence des affres régulières d’un mal qui leur ronge la vie à longueur de journées. Le premier cas a été diagnostiqué au Sénégal en 1067 et depuis lors, on dénombre de plus en plus ce type de maladie particulière qui obstrue l’horizon du malade, dés son plus jeune âge. Ainsi de 30 patients en 1990 reconnus et suivis par le Cnts, le nombre de malades identifiés dans presque toutes les régions est aujourd’hui passé à 174. La méconnaissance de cette maladie tant par les populations que par les professionnels de santé serait à la , on estime les hémophiles au Sénégal à quelques 1300 âmes. A la faiblesse du dépistage s’ajoute l’angoisse permanente des personnes atteintes par cette malade génétique qui affecte le sang et transmise par hérédité ou selon un mode sexuel. Même si les femmes sont les conductrices du gène anormal, les hommes sont les principaux porteurs de ce gène qui entraine la maladie hémorragique.
En cas de blessure, la prise en charge médiale nécessite très onéreuse et les médicaments indisponibles sur le marché pharmaceutique selon le président de l’AES. « Nous avons droit comme tous les sénégalais à un traitement médical. Hélas, ce n’est pas le cas et le Cnts fait de son mieux car dépourvu de moyens. On nous fait toujours des promesses, mai l’hémophile ne peut compter sur des promesses car sa vie est constamment en danger. » Déclare le porte parole des malades qui reconnait que n’eut été la fédération mondiale des hémophiles qui aide les malades sénégalais, ma situation serait catastrophique pour eux. De son côté, le Dr Marie Khemess Ngom, directrice des endémies au Ministère de la santé a fait un point complet de l’état des lieux lors de la journée mondiale de sensibilisation sur cette maladie. Evoquant les problèmes dont l’éducation des malades, elle rassure : « Les médicaments pour hémophiles sont désormais intégrés dans la liste des médicaments urgents au niveau de la pharmacie nationale d’approvisionnement. Nous attendons l’arrêté du ministre pour sa mise en disponibilité effective aux malades.»
S.M.N

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