Journée Mondiale de Lutte contre le Cancer

Haro sur le tabagisme

La Ligue Sénégalaise contre Le Cancer (LISCA) en relation avec le ministère de la santé  et de la prévention a encore frappé un grand coup à l’occasion de la commémoration de la journée internationale de lutte contre le cancer. Réunissant au Service national d’éducation pour la santé (Sneps) l’ensemble des acteurs de la sensibilisation dont une mobilisation massive des bajanu gox, relais  communautaires ainsi qu’une large représentation médiatique, la journée du 04 février aura assurément  impacté  sur l’opinion nationale. Au centre des messages forts délivrés à cette occasion, le tabagisme a été mis au banc des accusés comme cause première des décès dus au cancer.   

« Le tabac est sans conteste en tête de toutes les causes de cancers. Il est responsable de plus de 8 cancers du poumon sur 10,70% des cancers de la bouche, du larynx, du pharynx et de l’œsophage ainsi que de la moitié des cancers de la vessie. Le tabac est aussi impliqué dans le développement des cancers du foie, du pancréas, de l’estomac, du rein, du col de l’utérus, du sein, du colon rectum, de l’ovaire et de certaines leucémies… ». Ces 17 localisations de tumeurs cancéreuses sont l’effet de la fumée du tabac qui contient 7000  substances chimiques dont les 70 sont cancérogènes. Ce descriptif sommaire du professeur  Nafissatou Omar Touré a suffit  pour sonner l’alerte contre le tabagisme dont même l’exposition passive génère prés de 630 000 décès par ans à travers le monde, selon l’OMS. Quand au nombre  total de morts imputable à cette maladie par an, il est estimé toujours l’Organisation Mondiale de la Santé à quelques 8,2 millions de personnes.

Au Sénégal, a ensuite le ministre de la santé qui présidait la cérémonie de cette journée de sensibilisation, 6 800 cas sont attendus chaque année. En attendant de mettre en place un registre national des tumeurs pour connaitre  l’ampleur réelle de la maladie, 1697 nouveaux cas ont été enregistrés en 2010, rien qu’à Dakar. La détection précoce des tumeurs devient dés los une priorité selon le ministre qui a salué l’action de la LISCA qui s’investit largement dans ce domaine, notamment pour traquer les cancers du sein et du col de l’utérus. « Tout un dispositif a été  également mis dans les structures sanitaires pour diminuer le coût du traitement » a ajouté Mme Ava Mari Coll Seck qui s’est réjoui que l’état du Sénégal ait introduit les médicaments anticancéreux dans le système public. Après avoir sérié toutes les mesures mises en route par son département, le  ministre a lancé un appel à tous les secteurs de la société notamment le mouvement associatif  à s’impliquer dans la lutte contre ce fléau qui gagne de plus en plus de terrain dans notre pays.
La présidente de la Lisca, Dr Guenoune répondra pour sa part à toutes les sollicitations de la presse pour expliciter davantage les formes de ce problème réel de santé publique.

 Sidy Mohamed NDIAYE