« La médecine en situation de catastrophe », tel est le thème des journées médicales qui se tiennent les 28, 29 et 30 mai à l’hôpital principal. En fêtant son 131ème anniversaire, cet établissement hospitalier de premier ordre a choisi une fois de fois d’explorer les arcanes de la médecine en centrant les échanges autour d’une préoccupation majeure dans toute politique sanitaire.
La catastrophe en médecine, c’est lorsqu’un évènement imprévisible et destructeur qui nécessite une crise en charge urgente de milliers de personnes soumet les structures hospitalièresà une pression exceptionnelle qui met en rapport les besoins de secours et les moyens disponibles et limités. Selon des situations très diverses allant des catastrophes naturelles, technologiques, accidents de transport (terre, air ou mer) aux conflits armés ou situations épidémiologiques, toute une organisation est nécessaire pour faire face.
Il s’agit de réfléchir dès maintenant sur ces calamités qui n’épargnent aucun pays dans le monde et dont l’actualité mondiale est remplie à longueur d’année.C’est autour de cette éventualité que des spécialistes venus de différents horizons vont débattre en profondeur permettant aux nombreux praticiens de confronter leurs expériences. Pareil pour le symposium qui sera chargé de diagnostiquer l’obésité et les maladies métaboliques.
Par ailleurs, dans ce creuset de formation qui accueille, pas moins de 1000 stagiaires sénégalais et étrangers par an, ces journées médicales permettront au personnel paramédical de plusieurs structures sanitaires du pays de se répartir en trois ateliers pour cerner des préoccupations aussi actuelles que l’identification et la prise en charge des grossesses à risque, l’éducation thérapeutique du diabète et l’accueil du patient.
Plus de 400 participants sont attendus durant ces trois jours d’échanges intenses entre professionnels de la santé qui ont choisi cette année de communier avec leur marraine le Pr BinetaKâSall, anesthésiste qui a marqué l’hôpital principal par sa compétence et ses qualités morales.
La conférence inaugurale quant à elle sera une occasion pour visiter le passé avec l’historien Mamadou Koné du musée des armées qui replongera l’assistance dans le devoir de mémoire envers les tirailleurs sénégalais durant les deux guerres mondiales et de se rappeler de leur grandeur et leurs misères.Un moment de grande méditation si l’on sait que l’hôpital Principal qui a connu une longue et riche histoire était à l’origine une structure sanitaire réservée aux militaires.
Gardant toujours cette vocation, il est investi de la fonction de cadre d’instruction du service de santé des forces armées sénégalaises et la formation des médecins militaires aux différentes spécialités. Avec quelques 400 lits, cet hôpital pilote est un établissement public de santé à statut spécial placé sous la tutelle du ministère des forces armées.
Sidy Mohamed NDIAYE
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