04:02:00

PRATICIENS ET ACTEURS RUENT DANS LES BRANCARDS

Accélérer le processus de la loi sur la médecine traditionnelle,  faire allouer au moins 3 % du budget de la santé à la pratique de la médecine traditionnelle, arrêter les dérives de la publicité mensongère au niveau des médias et une audience d’urgence auprès du chef de l’Etat. Tel est le message exprimé hier en mots simples et une forte intonation  par le président de la Fédération nationale des praticiens de la médecine traditionnelle, lors du point de presse organisé pour rappeler à l’Etat ses engagements.

La Fédération des praticiens de la médecine traditionnelle au Sénégal est montée hier, jeudi, au créneau pour se faire entendre face aux promesses faites par l’Etat pour faire voter et promulguer la loi sur la médecine traditionnelle. 

S’appuyant sur les engagements des pouvoirs publics, la Fédération que dirige Abdoulaye Ndao est sortie de ses gongs pour rappeler les promesses relatives au cadre réglementaire à la pratique de la médecine traditionnelle dont le projet de loi traine dans le circuit administratif depuis 1994. 

Pour rappel, le Président Macky Sall alors candidat de l’opposition avant avait fait part de son intention de promouvoir la pratique de la médecine traditionnelle qui, malgré son utilité indéniable dans le pays,  est toujours laissée en rade. Grâce à l’appui du ministère de la Santé et de l’action sociale qui a accompagné  les tradipraticiens  dans la mise sur pied d’une Fédération nationale, la perspective de valoriser cette forme de médecine ancestrale est sur les rails.  La création d’une division  de la médecine traditionnelle au ministère rentre d’ailleurs dans le cadre de cette avancée et la tutelle a émis plusieurs circulaires vers les districts sanitaires du pays pour que médecine traditionnelle et médecine moderne travaillent main dans la main. Des ateliers de formations ont été alors tenus pour mieux outiller les praticiens sur les maladies qui sont en train de faire des ravages au niveau national.  

Le ministère de l’Intérieur est également en train de faciliter le processus de mise en place des associations membres de la fédération. En somme, des acquis qu’ils ont soulevés pour dire que les choses ont bougé depuis lors. Toutefois, la question cruciale du projet de loi reste en suspens vu que l’état s’était engagé solennellement à le soumettre à l’Assemblée nationale avant décembre 2016. Suffisant pour les praticiens de tirer la sonnette d’alarme  pour inviter l’Etat à accélérer le processus et faire de ses engagements une réalité. « Même si la Cour suprême a déjà donné son avis favorable sur le texte en question,  on nous informe  qu’il ne reste que le Conseil des ministres avant sa proposition au vote des députés ». 

HARO SUR LES MEDIAS

 L’autre dénonciation qui a fait hausser le ton au président Ndao et ses homologues est relative à l’ampleur des dérives de la publicité mensongère à travers les médias. Un problème dont il a fait état de la gravité en interpellant la responsabilité de la presse. Un état des faits qui assimile de plus en plus la médecine traditionnelle et les charlatans à une propension commerciale qui défie toute éthique.  C’est d’ailleurs tout le sens de leur véhémente dénonciation. Car, selon eux, cette loi contient des dispositions juridiques qui peuvent sanctionner et poursuivre toute personne qui ne se conforme pas aux dispositions légales de la pratique de la médecine traditionnelle. En tant que segment professionnel représentant une large couche de la population, la Fédération insiste ainsi sur la nécessaire audience qu’elle ne cesse de réclamer au  président Macky Sall afin de lui communiquer leurs suggestions sur différentes questions cruciales de la vie nationale.

Cheikh Tidiane MBENGUE
Avec Sudonline.sn

04:16:00
Un agenda fourni 

Du dimanche 27 novembre au jeudi 01 décembre, amphithéatres, salles de réunion et grandes salles de conférence du majestueux King Fahd palace n’ont pas désempli. Dés le dimanche, en prélude au bouquet des 62 communications attendues en plénières, l’Alliance Internationale contre le Sida (AIS) a balisé la voie. Il s’agissait d’abord de revenir sur les recommandations en reactualisant ses ambitions pour l’Afrique suib saharienne. 
L’objectif des trois 9O (détecter 90% des porteurs du virus, traiter 90% des malades et guerir les 90%) s’inspirant de ces dernières directives onusiennes. Le Pr Moussa Seydi chef du service des maladies infectieuses du CHU de Fann a pour l’occasion délivré une importante communication axée sur les aspects cliniques de suivi lors de ce symposium présidé par les Pr Souleymane Mboup. Dés le lundi  28 novembre, l’ouverture des sessions avec le Pr Jean françois Delfraissy de l’ANRS permettra d’investir la virologie,  la pédiatrie, les populations clé et l’hépatite. 
Le mardi matin, avant de procéder à l’ouverture officielle de la conférence, la relation entre la science et l’exécution des programmes de lutte contre le VIH a fait l’objet d’une session avec l’IAS suivi d’un atelier sur la virologie. 

Les plénières de mercredi 29 et jeudi 30 ont ensuite porté respectivement sur « les enjeux et défis du test et du traitement » ainsi que «  Gouvernance, vulnérabilité et VIH ».  
La première  présidée par les Pr S. Mboup et JF Delfraissy a eu pour rapporteurs le Dr Mouhamed Coulibaly et Mr  Famara Mané avec les  orateurs : Pr Laurent Belec, Pr Serge Eholié. Pr Coumba Touré Kane et Dr Abdel Kader Bacha.  Les thèmes abordés ont concerné le diagnostic par les nouvelles approches dans les pays à ressources limitées, l’optimisation des Arv, les résistances et les nouveaux enjeux de la lutte contre le Vih pour les organisations communautaires. 
Quant à la seconde session centrale du jeudi 01er décembre, elle a été coprésidée par Le Dr Papa Amadou Diack Directeur général de la Santé au ministère, le Pr Anta Tall Dia et le Dr Léopold Zekeng de l’ONUSIDA. Les orateurs Dr Clémence Baré, Sir ralph Jurgens, Dr Cheikou Sakho et Dr  Samba Cor Sarr ont visité « La pérennisation du financement de la riposte dans le contexte de raréfication des ressources », « Les droits humains, genre ert Vih », « L’intégration du Vih dans la santé globale», et « L’éthique et recherche chez lles personnes clé ». Ousmane Tounkara du RNP et le Dr Batista  du CNLS ont été aux rapports.

Sessions parallèles

Plus d’une cinquantaine de communications ont été enregistrées durant les sessions parallèles. Les défis de la prise en charge à long terme, le traitement des enfants, le dilemme des mères séropositives en matière de choix alimentaires pour leur progéniture, l’environnement, les professionnellezs du sexe, le recours à la médecine traditionnelle, l’évolution de l’approvisionnement des Arv au Sénégal, l’apport des auxiliaires de santé, l’approche religieuse et la stigmentation. Les sous thèèmes ont également apporté des éclaircissements sur toute une kyrielle de sujets pointus. 
Il en de même sur la co infection tuberculose-sida,  les nouvelles approches de prévention, de dépistage et de suivi, l’implication communautaire dans la prise en charge, l’appui financier aux personnes vivant avec le Vih, la contribution des médias dans la riposte, la prévention ciblée des professionnelles du sexe dans les sites d’orpaillage, l’implication organisations religieuses et le processus de mise en place de la plateforme des organisations de la société civile pour la santé.

Les sessions parallèles ont  également fait le point de la situation de l’épidémie au Sénégal sans compter les multiples communications localisées. Les Pr Fatimata Sy,  Cheikh Tidiane Cissé, Alice Desclaux, Vincent Vecruysse, les Dr Ahmed Dieng, Makhtar Ndiaga Diop, Ousseynou Badio, Alpha Seydi Ndiaye, Birame Mbodji, Mbaye Boye, Massogui Thiandoum, Fatou Sébel Diop, Ababacar Mbaye, Ndéné Sylla et Thierno Cherif  Sy  ont présidé et rapporté les différentes sessions.
La cérémonie de clôture  des travaux a été chapeautée par le lancement le  Ier décembre de la journée internationale du Sida 2016 par le ministre de la Santé et de de l’Action Sociale le Pr Eva Marie Colle Seck.

S.M.NDIAYE 

04:11:00
Cérémonie  d’ouverture : Entre émotion et fierté

Après un symposium d’introduction tenue la veille sous la houlette de l’alliance internationale contre le sida (AIS), la lancement des journées  scientifiques a réuni  dans la grande salle de conférence du King Fahd palace tout le gratiin de la comunauté médicale et scientifique autour du ministre de la Santé et de l’Action Sociale, le Pr Eva Marie Coll Seck. Plus 400 partcipants  provenant des 14 régions du pays,  des sommités  universitaires, experts  et autres partenaires de prés de 30 pays africains et du monde ont partagé les moments sollennels de cette communion de sages  pour relever tous les défis liés au VIH.

En introduisant ce conclave scientifqiue, le professeuir Soiuleymane Mboup a campé le contexte marqué par plusieurs succès dans la recherche. Dans l’évolution de ce combat, l’Afrique est loin d’être en reste fera-t-il observer en rappelant que le Vih 2 a été découvert ici à Dakar non sans saluer la compétence des chercheurs africains bien en  phase avec la communauté scientifique internationale.
Cette reconnaissance envers tous ceux qui ne cessent de contribuer à la quête d’éradication de la pandémie sera traduite par des distinctions décernées à plusieurs hautes personnalités dont le président de la republique et des acteurs qui se sont signalés au cours des dernières années par leurs actions de très grande portée. Le souvenir d’éminentes personnalités aujourd’hui disparues a ensuite plané dans la salle plongeant l’auguste assemblée dans un profond recueillement.

Il reviendra ensuite au Dr Safiatou Thiam, secrétaire exécutif du CNLS et maitresse d’œuvre de la rencontre de Dakar de noyer toute cette émotion introductive dans la fierté de réunir cette auditoire de qualité regroupant aussi  les plus grands partenaires de la recherche sur le sida que sont le SNU, l’ANRS, l’IAS, le RARS, le RESAPSI, l’Université John Hopkins et le Fonds Mondial. 
Après avoir exprimé sa gratitude, sa reconnaissance et surtout son admiration, le Dr S Thiam a interpellé les chercheurs les invitant à se questionner davantage pour concevoir et créer de nouvelles armes et stratégies pour vaincre le Vih. «  C’est pour cette raison que nous avons tenu à vous rassembler à Dakar  pour vous permettre de mieux échanger et surtout de partager avec les jeunes …  »
Quant au ministre de la Santé et de l’Action le Pr Eva Marie Coll Seck, son message reste constant et chaque fois plus préganant. Après le point international sur l’envergure de la maladie  elle  a exhorté les chercheurs à trouver les voies de sortie. Tout en activant le nécessaiore développement des approches communautaires, le ministre a encouragé les initiatives multidisciplinaires et multisectorielles susceptibles de fvavoriser l’inbyteraction entre la recherche et la sqanté publique. 

S.M.N

04:04:00
UN TREMPLIN POUR LE PASSAGE A L’ECHELLE

Le vaste  hôtel de King Fahd Palace de Dakar a abrité du 27 Novembre au 1er Décembre 2016  les premières journées scientifiques sur le sida organisé part  le Conseil National de Lutte contre le Sida (CNLS). Après 30 ans de lutte contre la pandémie,  le Sénégal a choisi ainsi de capitaliser sa longue et riche expérience  au front de la guerre contre le Vih en organisant ce cadre international de partage entre  spécialistes pour préparer un passage à l’échelle  des interventions à haut impact.
Plus de 400 participants, experts pluridisciplinaires, chercheurs, dirigeants d’organisations communautaires, communicateurs et partenaires internationaux  ont ainsi  hissé  cette importante manifestation en tournant marquant dans la promotion de la recherche médicale en Afrique.  
« De 30 ans de riposte … à l’élimination du sida au Sénégal »,  le thème de cette rencontre  a donné lieu  à plusieurs sous thèmes concernant les nouvelles orientations pour mettre fin à l’épidémie ;  notamment : « Population clé », « TATARSEN / FastTrack/UN 90 », « De l’éTME à la prise en charge des enfants », « Adolescents/jeunes / enfants et VIH », « VIH et Hépatites »,  « TB/ VIH », « Pérennisation de la réponse/financements innovants » et « Jeunes et les adolescents ».

Les thématiques de recherche qui ont révolutionné la riposte au niveau mondial tel que « self testing » et « Pre », ont fait  l’objet de sessions spécifiques qui a enregistrées des communications scientifiques inédites portant sur  plusieurs aspects cliniques et des stratégies inovantes contre les cibles. C’est ainsi  que les salles de conférences ont accueilli des sessions plénières,  communications, des présentations en diapositiv, symposiums, tables rondes,  ateliers et autres rencontres satellites.
Objectif  largement atteiint tant dans le renforcement des capacités  des participants   que dans  les échanges et partages de bonnes pratiques réussies et  de plaidoyer pour l’engagement des leaders et des décideurs du privé et du public. Mais aussi l’intensification de la synergie entre les différents intervenants de la recherche sur le sida  en initiant la création  d’une plateforme d’échange entre les acteurs, les chercheurs et les partenaires pour la promotion de la recherche sur le sida, les IST, les Hépatites et la tuberculose.

Enfin, l’organisation du forum des jeunes a  d’offert  un espace d’expression et de partage des expériences dans les domaines de la prévention, de la santé sexuelle et reproductive, des IST et du VIH. Dans la perspective  de mettre fin à l’épidémie de sida d’ici à 2030,  malgré d’importants efforts consentis et les bons résultats enregistrés, des défis doivent être relevés  dans le cadre de l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD). 
Le Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS) a initié ces journées scientifiques du sida au Sénégal dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent (PSE), et vise  d’atteindre les objectifs que sont : « zéro nouvelle infection, zéro décès, zéro discrimination ».

Sidy Mohamed NDIAYE

03:14:00
Les guides  religieux  de Thiès  s’impliquent

Le Sénégal a pris la ferme détermination d’éradiquer la tuiberculose d’ici 2030 s’inscrivant ainsi dans les objectifs de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui sont de réduire au moins à 95% le nombre de décés liés à cette maladie et de diminuer de 90% son icidence dans la société. En relevant ce défi, le ministère de la santé et de l’action asociale à travers son programme national de lutte contre la tuberculose a entrepris une vaste opération de sensibilisation en destination de toutes les couches de la population. Dans le cadre d’une nouvelle  offensive tous azimuts, le PNT conduit par le Dr Marie Sarr, vient de faire passer le message auprés des imams et ulémas de Thiés lors d’un atelier de plaidoyer  tenu le 08 octobre 2016 dans les locaux du district sanitaire.

Ils sont les principaux interloculteurs de la société à la base. Ce sont eux, qui dirigent la prière dans les mosquées, baptisent les  nouveaux nés et dirigent les cérémonies mortuaires. Avec les ulémas, les imams ne font pas que la prêche du vendredi. Ce sont eux qui tiennent généralement  le micro lors des conférences, commémorations et autres évènements religieux marquants de la société sénégalaise. Tout cela fait de ces leaders religieux des porteurs puissants de message qu’il faut associer dans les campagnes de sensibilisation contre les problèmes de santé publique.

Le Programme National de lutte contre la Tuberculose, pour avoir compris leur  position et rôle social stratégique, a organisé un atelier regroupant une trentaine d’imams et d’ulémas le samedi 08 octobre au district sanitaire de Thiés.  Face à ces notables, le Dr Marie coordinatrice du PNT a fait l’état des leiux de cette pandémie. Au plan mondial, elle est responsable de plus de 1,3 millions de morts  en 2014 tuant  ainsi 10 personnes chaque heure.  Sur les 9,5 millions de nouveaux  malades décelés chaque année par l’OMS, la plupart habitent les pays pauvres et parttticulièrement en Afrique au sud du Sahara. Dans son introduction, elle a dégagé un tableau explicite sur la propagation de la maladie en insistant surtout sur le dyptyque : 

« La tuberculose se guérit et son traitement est gratuit ».

Selon l’étude pointue délibrée par le Dr Alioune Niang, pneumologue au Chu de Fann, bien que 13 800 cas aient été traités avec succés dont 9034 formes contagieuses, la prévalence n’affiche pas de baisse relative continuant de toucher la tranche active de la population comprise entre 15 et 45 ans. Parmi les couches  de la population les plus exposées, on note les enfants et Pvih, les diabétiques, les alcooliques chroniques, les fumeurs,  les utilisateurs de produits corticoides, et personnes vivant dans la promiscuité. Et manière générale,  la précarité socio économique, les conditions d’insalubrité, la co-morbidité et le stress. Et, selon le spécialiste, la réduction de la transmission reste le défi majeur qu’il s’agit de relever dés maintenant. 

Il reviendra ensuite au Dr Moustapha Diop médecin chef du district de Thiés de faire mieux voir aux religieux la situation dans la capitale du rail. S’étendant sur une superficie de quelques 1037 Km2, la ville de thiés compte 442 842 habitants avec une  densité au Km2 de 429 personnes largement au dessus de la moyenne nationale. Sur une prévalence natioanle de 1% de la population, Thiés est indexé  pour au moins 400 malades alors que seuls 334 cas sont dénombrés par la structure de référence dont 8 à 10% de PVIH. Cette constation lui fera dire qu’il reste dans des malades à débusquer. Concernant le traitement médical, 88% de guérisson sont enregistrés. Les échanges avec la docte assistance conduite par le président des imams et Ulémas de Thiés El hadji Amadou Sakhir Ndiéguène ont ensuite porté la sensibilisation sur les symptômes de la pathologie et surtout les mesures préventives à faire prendre aux populations. 

Très satisfaite par l’engagement appuyé des participants qui ont salué unanimement l’initiative de les associer à la lutte contre la tuberculose, le Dr Marie Sarr a réafirmé la volonté du gouvernement d’éradiquer cette maladie si tous les segments de la société s’y mettent. Tout en commentant avec satisfaction la participation fructueuse du Président Macky Sall à la dernière réunion du Fonds Mondial pour le financement de la lutte  contre la tuberculose et autres maladies endémiques à travers le monde. 

S.M.N.

03:03:00
165 000 grossesses non désirées et 400 décès évités au Sénégal

215 000 nouvelles utilisatrices de contraceptifs modernes ont été dénombrées depuis 2012 au Sénégal. Et dans la seule année de 2016, un total de 165 000 grossesses non désirés et 400 décès maternels ont été évités grâce à l’utilisation de ces produits. Mieux, le taux de prévalence contraceptive  moderne pour les femmes est passé de 11,7% en 2012 à 16,7%. Ces avancées  enregistrées par notre pays ont été révélées par  le rapport de  progrès annuel émis par le Partenariat Mondial sur la planification familiale FP2020. C’était hier, mardi 1er novembre, à la veille d’une téléconférence organisée par FP2020.

Au Sénégal, l'utilisation de contraceptifs modernes chez les femmes est de plus en plus fréquente et la demande en matière de planification familiale est croissante. Ce constat a été mentionné  dans le nouveau rapport sur la stratégie mondiale de la planification familiale FP 2020 rendu public à la veille d’une téléconférence organisée hier, par les initiateurs de cette stratégie mondiale pour la santé de femme, de l’enfant et de l’adolescent.  
Les résultats du Sénégal ont totalisé depuis 2012, un rajout de 215 000 nouvelles utilisatrices de méthodes contraceptives modernes. Le rapport d’indiquer également qu’en 2016, 165 000 grossesses non désirées et 400 morts en maternité ont été évitées grâce à l'utilisation des méthodes modernes de contraception au cours de l'année passée. Le taux de prévalence des contraceptifs modernes pour les femmes  est passé de 11,7% en 2012 à 16,1% actuellement. 
Les mêmes progrès ont également été enregistrés sur l’augmentation de l’utilisation des méthodes de longue durée d'action(Mda). Sur cette question, la prévalence des contraceptifs réversibles à action prolongée (LARC), y compris les DIU et les implants, chez les femmes célibataires sexuellement actives a augmenté de 11 points en pourcentage entre 2012 et 2014. « C'est la plus forte croissance de la prévalence des méthodes LARC parmi 33 pays détenant des données récentes sur les tendances » a noté le rapport. 
Ces performances  enregistrées montrent que le Sénégal en leadership sous régional est en train d’atteindre les engagements pris lors du Sommet de Londres en 2012. Un Sommet où les dirigeants du monde entier se sont fixés un objectif ambitieux  pour que d'ici 2020, 120 millions de nouvelles femmes et filles aient accès à des moyens de contraception et à des informations pertinentes concernant l’utilisation de la planification familiale. Le rapport de rappeler ensuite  que le Sénégal s’était engagé à atteindre le taux  de 27 % dans l’utilisation des moyens contraceptifs modernes et la réduction à  50 % des besoins non satisfaits d'ici 2015. Le pays s’était aussi engagé à augmenter de 200 % le budget alloué au programme de planning familial. Mieux, les dirigeants Sénégalais s’étaient lancé dans la garantie  d'égalité d'accès aux services de maternité et de santé des nouveau-nés et des enfants. Ces services devant être de bonne qualité et à un prix abordable, y compris les centres de planning familial.

Les progrès à l’échelle régionale

Le rapport a également constaté des progrès  dans l'accès à la planification  familiale dans la région africaine tout  en  révélant que l’Afrique australe et orientale ont connu la croissance la plus rapide dans l'utilisation des méthodes modernes et la plus forte baisse des besoins non satisfaits. Pour la première fois, plus de 30 % des femmes y utilisent une méthode moderne de contraception. 
En Afrique de l'Ouest, où l'utilisation de contraceptifs a été toujours faible, plusieurs pays ont renforcé leurs programmes de planification familiale et commencent à voir le taux de prévalence contraceptive augmenter. Les neuf pays du Partenariat Ouagadougou ont atteint un  premier palier  collectif avec  1,2 million d'utilisatrices supplémentaires entre 2011 et 2015, et visent  maintenant l’objectif plus ambitieux de 2,2 millions de nouvelles utilisatrices à l’horizon 2020.

Cheikh Tidiane MBENGUE




02:52:00
LA REVOLUTION SILENCIEUSE

Si la planification familiale est un instrument de régulation démographique que toute ambition  politique de  développement ne peut occulter,  son appropriation par les populations  est longtemps restée  le défi principal que les gouvernements de certains pays  peinent à relever. C’est le cas  du Sénégal  où la notion d’espacement des naissances a longtemps été assimilée en limitation de la progéniture. Cet amalgame entretenu par tant de dérives théoriques    dont une interprétation religieuse  biaisée s’est traduit par le  rejet  de  la tradition et  le banissement par les coutumes. Pendant ce temps, de gérération en génération, le taux de mortalité maternelle et infantile décimait la frange la plus fragile de la population avec des milliers de décès par an. Mais, bien que mal étiquetée dans la mentalité populaire,  la planification familiale,  attendait des jours meilleurs. Il fallut décliner la première décénie du 21ème siècle pour voir, enfin, cette nécessité s’installer de plus en plus dans la société  grâce  à l’appui décisif  de programmes internationaux  qui ont réussi méthodiquement à déclencher  l’amorce de sa promotion à travers les villes et les campagnes.
Pour enclencher ce processus délicat, l’Initiative Sénégalaise de Santé urbaine (ISSU) regroupant un consortium de plusieurs partenaires  fut  mise sur pied en 2010. Une ère nouvelle  était maintenant  engagée dans le  cadre d’un programme international visant à améliorer l’utilisation de la contraception chez les populations urbaines défavorisées en Inde, au Kenya, au Nigéria et au Sénégal. Notre pays, bien que n’ayant pas fleurté avec les sommets démographiques atteints par les autres contrées en lice dans cette initiative internationale, était suffisamment représentatif  dans la geopolitique continentale. Porte d’entrée historique en Afrique de l’Ouest, le Sénégal recèle aussi des potentialités d’un pays pilote dans la sous région francophone où le rythme incontrôlé  de la croissance  démographique   constituait déjà  le souci majeur des gouvernants. 

PERFORMANCES

Grâce au management du ministère de la santé qui avait élaboré son plan de relance, de l’encadrement de l’organisation Intrahealth et le soutien financier de  la Fondation Bill et Mélinda Gates,  le projet  ISSU  a  entamé la remontée délicate de la montagne de besoins contraceptifs inexp^rimés ou irrésolus. Pendant 5 années d’intenses activités sous fonds d’études sociologiques et socio économiques pointues, le consortium mobilisa tous  les segments de la société en déployant une vingtaine d’approches dans les régions de Dakar, Thiés et Kaolack ciblant 23 districts sanitaires ou zones d’intervention à travers ces  régions les plus peuplées du pays.   Par une communication bien ciblée, le programme réussit à lever progressivement les tabous et à déverrouiller les réticences subjectives, libérant de plus en plus la demande des femmes en âge de procréation.  Le débat monté  en puissance à travers les médias édifiait les plus sceptiques sur l’enjeu véritable de la disponibilité contraceptive. Chaque partenaire du consortium  déployait ses stratégies selon son domaine de compétence. 
Les performances cumulées par ce travail titanesque ont ainsi permis de toucher 1 379 906 femmes en âge de reproduction(Far). Le taux de prévalence contraceptive (TPC) enregistré durant cette période avait monté de 13 points. Chez le quintile le plus pauvre, il a même bondi  de 18 points. Pris isolément dans certaines localités, il avait atteint des pics. Un succés irréversible ! La coalition de toute la société civile, des organisations féminines en particulier, s’était liguée à la poussée décisive.  L’occasion a été bien saisie pour offrir à la femme sénégalaise les conditions   contraceptives plus conformes aux aspirations d’émergence économique telle que prônée par les ambitions politiques. Les résultats de cette offensive, limitée en un premier temps à trois régions  doivent ensuite profiter à tout le territoire national voire  la région africaine avec qui le Sénégal partage plusieurs similitudes sociétales. C’est le passage à l’échelle.

VULGARISATION DU PAQUET PORTEUR

Mais pour une large vulgarisation,  toute la vingtaine de stratégies déroulées sur le terrain ne pouvait être repicable. C’est en tirant les enseignements sur la pertinence des démarches utilisées que les 6  formes d’interventions les plus impactantes furent selectionnées pour constituer ensemble une stratégie globale dénommée « Paquet Porteur ». Ses composantes sont : la disponibilité permanente des produits contraceptifs, un personnel qualifié, l’identification systématique des besoins, les moyens d’attteindre les  cibles nouvelles, la communication de masse,  l’animation communautaire et les plaidoyers religieux.
Arrivé à échéance en fin 2015  selon la logique  de dépérissement  de tout programme d’impulsion, le projet ISSU laissa le champ libre au ministère de la Santé et de l’action sociale dont les services décentralisés sont bien préparés pour atteindre  les nouveaux objectifs retenus par le Plan national de planification familiale (2015 -2020).  Néanmoins, pour capitaliser les acquis et  accompagner le démarrage de ce passage à l’échelle nationale, l’organisation Intrahealth a érigé  le Projet d’Appui au Système de Santé (PASS 2020). Dans la perspective de 2020, cette structure  d’articulation beaucoup plus légère  a assuré le suivi des activités des  structures  sanitaires de base pendant un an. 
La fin de cette transition ouvre la phase ultime qui est l’implication  directe des collectivités locales dans la prise charge budgétaire  de ce problème crucial de santé publique. Cette voie de pérénisation de la planification familiale dans nos mœurs sanitaires  sera le sacre du Challenge initiative que le Sénégal a relevé  pour la maitrise de sa démographie à l’instar de pays musulmans comme le Maroc ou L’Iran. 

Sidy Mohamed NDIAYE



13:05:00
50 Milliards pour booster des centres d’excellence

L’Afrique compte actuellement 15 % de la population mondiale et 25 % de la charge globale de morbidité, alors qu’elle n’est à l’origine que de 2 % des résultats de la recherche scientifique au niveau mondial. Elle  ne compte que 79 scientifiques et ingénieurs par million d’habitants contre 168 au Brésil, 2 457 en Europe et 4 103 aux États-Unis). Ses infrastructures insuffisantes contribuent à ces faibles résultats en matière de recherche.

La fondation Wellcome Trust  et l’Alliance pour l’accélération de l’excellence dans le domaine des sciences en Afrique (Alliance for Accelerating Excellence Science in Africa) entendent combler ce gap en allouant un soutien important à des équipes de recherche en Côte d’Ivoire, au Kenya, au Sénégal et en Ouganda pour mener des recherches d’envergure internationale dans le domaine de la santé et pour former la prochaine génération de scientifiques du continent.

La fondation Wellcome Trust a alloué 21 millions de livres, environ 26 millions d’euros ou 17 milliards de nos francs, supplémentaires à l’initiative DELTAS Africa, destinée à améliorer la santé en Afrique en menant des recherches en lien avec les problèmes régionaux les plus pressants. Les quatre nouveaux programmes de recherche traiteront un certain nombre de besoins en matière de santé tels que l’émergence des maladies infectieuses, la santé néonatale, la santé de la population ou encore l’éradication du paludisme.

Ces quatre programmes ont pour objectif la formation de la prochaine génération de chercheurs grâce à des programmes faisant la promotion des femmes dans le domaine des sciences, créant de nouvelles possibilités pour les candidats au Master, au doctorat et au post-doctorat et assurant leur tutorat.
Le programme DELTAS Africa a financé 11 équipes de recherches africaines, soit un investissement total de 60 millions de livres (environ 100 millions de dollars américains, soit environ 76 millions d’euros), y compris l’investissement annoncé aujourd’hui, sur une période initiale de cinq ans.
LES LAUREATS DU PROGRAMME DELTAS AFRICA 2015:
•         Pr Bassirou Bonfoh, Directeur du Centre Suisse de Recherches Scientifiques (CSRS), en Côte d’Ivoire. Ce centre se focalisera sur le concept ‘One Health’ (une seule santé), selon lequel la santé humaine et animale ainsi que l’environnement sont interconnectées, pour aborder les principaux défis liés à la santé des écosystèmes :
Pr Alex Ezeh, directeur exécutif du Centre de recherche africain sur la population et la santé (African Population and Health Research Center, APHRC), au Kenya, et Sharon Fonn, de l’Université du Witwatersrand, en Afrique du Sud. L’objectif de cette initiative, qui a débuté en 2007, est de former des diplômés pour mener des recherches pluridisciplinaires d’envergure internationale aux effets positifs sur la santé publique ;
Pr Oumar Gaye, de l’Université Cheikh Anta Diop, pour le « Développement des capacités de recherche sur le paludisme en Afrique de l’ouest et en Afrique centrale » (Malaria Research Capacity Development in West and Central Africa, MACARD). Une initiative destinée à proposer des bourses pour les doctorants et post-doctorants en début de carrière ou déjà établis dans les branches de la recherche concourant à l’éradication du paludisme, avec un accent particulier sur la promotion des femmes dans la recherche ;
•  Pr Nelson Sewankambo, de la faculté des sciences médicales de l’Université Makerere, en Ouganda. L’objectif de cette initiative est de faire des universités d’Afrique de l’est des pôles de recherches sur les maladies infectieuses, les maladies tropicales négligées, les maladies du nouveau-né, la santé reproductive et les maladies non transmissibles.

 Chacun de ces lauréats recevra 6,6 millions d’euros, soient quelques 4, 2 milliards de nos  francs.
Parallèlement aux attributions du programme DELTAS Africa, 800 000 livres (environ 101 000 euros) ont été alloués au professeur Imelda Bates, de l’École de médecine tropicale de Liverpool (Liverpool School of Tropical Medicine), pour la direction du Projet de recherche sur les moyens d’apprentissage (Learning Research Project, LRP). L’objectif de ce projet est d’assurer l’apprentissage fondé sur la recherche, en s’appuyant sur l’initiative DELTAS Africa, pour déterminer les meilleurs moyens de former des chercheurs de stature internationale, d’apporter un soutien à leur carrière et à leurs collaborations et de promouvoir l’application des résultats de la recherche

DEUXIEME CONGRES DE LA SOCIETE  AFRICAINE DE MEDECINE

Les internes africains en conclave de trois jours 
Pendant trois jours,  la seconde édition des assises de la société africaine de Médecine  réunira les médecins africains internes des hôpitaux autour de la problématique de la prise en charge des maladies de système comme thème central avec les sous-thèmes :risque cardio-vasculaire dans la prise en charge des Maladies chroniques, grandes infections : nouveaux visages et prise en charge de la ménopause. 138 communications dont 48 par des médecins béninois, burkinabés, ivoiriens, gabonais, maliens, nigériens et togolais seront enregistrées à travers 15 sessions.

Autant dire que toute la pratique médicale à travers les hôpitaux du sud du Sahara qui seront passés en revue par les acteurs de la médecine interne. Lors de la cérémonie d’ouverture de ces importantes assises scientifiques présidées par Eva Marie Colle Seck ministre de la santé et de l’action sociale, l’enjeu  de cette rencontre a été bien dégagé  par le professeur Mamadou Mortala Kâ  président du congrès qui a tenu à restituer cet évènement majeur dans le contexte africain.« Trop d’errances diagnostiques sont encore vécues par les patients et constatées à postériori dans les hôpitaux. Des explorations paracliniques sont encore effectuées de façon inopportune. Trop,  de dépenses inutiles grèvent encore les budgets des ménages et des structures d’assurance et autres mutuelles de prise en charge. » Selon le président du congrés, ces revers sont hélas liés à la pratique d’un raisonnement médical parcellaire et biaisé par  des connaissances pointues imposées par la surspécialisation, la non prise en compte habituelle du patient dans sa globalité ou simplement par le manque de maitrise de la démarche diagnostique. Pour revenir aux fondamentaux, les sociétés nationales de médecine interne et la société africaine de médecine interne ont de grands rôles à jouer,  a-t-il  fait remarquer. Ainsi les maladies  complexes et de diagnostic difficile qui relèvent des compétences de l’interniste doivent faire l’objet de discussions entre spécialistes multidisciplinaires.

Présidente de la société sénégalaise de médecine interne et présidente d’honneur de la SAMI, le professeur Thérèse Moreira Diop a de son côté magnifié la tenue des assises de Dakar et lancé un appel aux autorités étatiques pour la résolution des problèmes que rencontrent les internistes et qu’elle a résumés à deux niveaux. D’abord renforcer l’effectif des internes en multipliant la formation par des bourses spécifiques et appliquer le tronc commun de 2 ans en médecine interne dans toutes les spécialités.

Quant au président de la société africaine de médecine interne le Pr Niamkey Ezani, il a mis en  exergue toute la nécessité d’échanges interdisciplinaires entre spécialistes et adressé ses remerciements à tout le corps médical africain dont les ainés avaient vivement encouragé la création de cette société qui vient combler un g(rand vide dans la cadre des politiques sanitaires africaines. 

En effet, après une longue gestation, dont les trois dernières années ont été les plus déterminantes, la société africaine de médecine  est devenue cette réalité saluée par tous les professionnels de la santé  en tant que  cadre d’échanges des différentes expériences cliniques. Pour le congrès de Dakar qui prendra fin samedi, ce partage de la pratique est étendu aux pathologies auto immunes, les pathologies systémiques, rhumatismales et vasculaires, les grandes infections, le VIH sida,  le diabète et les problèmes métaboliques, les pathologies digestives, nutritionnelles, gériatriques  et endocriniennes et tous les motifs de santé publique, de qualité de vie et de médecine légale.



S.M.N

10:30:00
Les internes africains en conclave de trois jours 

Pendant trois jours,  la seconde édition des assises de la société africaine de Médecine  réunira les médecins africains internes des hôpitaux autour de la problématique de la prise en charge des maladies de système comme thème central avec les sous-thèmes :risque cardio-vasculaire dans la prise en charge des Maladies chroniques, grandes infections : nouveaux visages et prise en charge de la ménopause. 138 communications dont 48 par des médecins béninois, burkinabés, ivoiriens, gabonais, maliens, nigériens et togolais seront enregistrées à travers 15 sessions.

Autant dire que toute la pratique médicale à travers les hôpitaux du sud du Sahara qui seront passés en revue par les acteurs de la médecine interne. Lors de la cérémonie d’ouverture de ces importantes assises scientifiques présidées par Eva Marie Colle Seck ministre de la santé et de l’action sociale, l’enjeu  de cette rencontre a été bien dégagé  par le professeur Mamadou Mortala Kâ  président du congrès qui a tenu à restituer cet évènement majeur dans le contexte africain.« Trop d’errances diagnostiques sont encore vécues par les patients et constatées à postériori dans les hôpitaux. Des explorations paracliniques sont encore effectuées de façon inopportune. Trop,  de dépenses inutiles grèvent encore les budgets des ménages et des structures d’assurance et autres mutuelles de prise en charge. » Selon le président du congrés, ces revers sont hélas liés à la pratique d’un raisonnement médical parcellaire et biaisé par  des connaissances pointues imposées par la surspécialisation, la non prise en compte habituelle du patient dans sa globalité ou simplement par le manque de maitrise de la démarche diagnostique. Pour revenir aux fondamentaux, les sociétés nationales de médecine interne et la société africaine de médecine interne ont de grands rôles à jouer,  a-t-il  fait remarquer. Ainsi les maladies  complexes et de diagnostic difficile qui relèvent des compétences de l’interniste doivent faire l’objet de discussions entre spécialistes multidisciplinaires.

Présidente de la société sénégalaise de médecine interne et présidente d’honneur de la SAMI, le professeur Thérèse Moreira Diop a de son côté magnifié la tenue des assises de Dakar et lancé un appel aux autorités étatiques pour la résolution des problèmes que rencontrent les internistes et qu’elle a résumés à deux niveaux. D’abord renforcer l’effectif des internes en multipliant la formation par des bourses spécifiques et appliquer le tronc commun de 2 ans en médecine interne dans toutes les spécialités.

Quant au président de la société africaine de médecine interne le Pr NiamkeyEzani, il a mis en  exergue toute la nécessité d’échanges interdisciplinaires entre spécialistes et adressé ses remerciements à tout le corps médical africain dont les ainés avaient vivement encouragé la création de cette société qui vient combler un g(rand vide dans la cadre des politiques sanitaires africaines. 

En effet, après une longue gestation, dont les trois dernières années ont été les plus déterminantes, la société africaine de médecine  est devenue cette réalité saluée par tous les professionnels de la santé  en tant que  cadre d’échanges des différentes expériences cliniques. Pour le congrès de Dakar qui prendra fin samedi, ce partage de la pratique est étendu aux pathologies auto immunes, les pathologies systémiques, rhumatismales et vasculaires, les grandes infections, le VIH sida,  le diabète et les problèmes métaboliques, les pathologies digestives, nutritionnelles, gériatriques  et endocriniennes et tous les motifs de santé publique, de qualité de vie et de médecine légale.

S.M.N

10:26:00
Des randonneurs invitent à la tenue d’une journée de solidarité nationale 

Plusieurs centaines de  personnes, dans l’impossibilité de faire face aux médicaux, sont inscrites au service social de l’hôpital de Fann pour leur prise en charge sanitaire. Face à cette situation, les responsables des services sociaux de cette structure sanitaire ont organisé hier une randonnée pédestre pour alerter les pouvoirs publics sur leurs cas. Occasion qu’ils ont saisie, pour exhorter les autorités à organiser annuellement une journée de solidarité nationale en appui aux malades démunis.

Face à des soins jugés onéreux, plusieurs malades démunis sont obligés de solliciter les différents services sociaux des structures sanitaires du pays. Et au Centre hospitalier universitaire de Fann, la situation dépasse l’entendement et ne cesse d’inquiéter les travailleurs qui  ont organisé une randonnée pédestre hier afin d’alerter les pouvoirs publics sur cette problématique. Démarrée à 9 heures 30mn, la procession encadrée par les forces de sécurité a regroupé le personnel de l’hôpital, l’association des randonneurs du littoral, l’association des malades du cœur (Cœurs solidaires) et autres acteurs sportifs. De l’avenue Cheikh Anta Diop, Avenue Bourguiba, la Sicap Rue 10, en passant par la route menant à la direction des statistiques et  le Coud les randonneurs avec banderoles, képis et teeshirts ont exprimé la  souffrance et l’angoisse  des malades qui n’arrivent pas à se prendre en charge. Et c’est sous les coups de 12 heures qu’ils sont arrivés à leur point de départ devant l’hôpital de Fann où des étirements et relaxations ont clôturé la marche. C’est par la suite qu’ils ont fait valoir tout leur engagement afin que des solutions soient trouvées face à l’urgence de  cette question. De l’avis de Mme Thioune coordonnatrice de la randonnée, plus de 200 personnes attendent une intervention chirurgicale et 135 malades espèrent subir une opération neurochirurgicale  ont leurs dossiers en instance au service social de l’hôpital de Fann. Sans compter les autres traitements dont le scanner et les soins. La chef du service social de l’hôpital de Fann d’avancer que les coûts des prises en charge varient de 200 000 Cfa à 2 millions Cfa. Face à cette forte demande et l’ampleur des besoins financiers, les randonneurs ont vivement interpellé les autorités publiques pour inviter l’état à instituer une journée nationale de solidarité et maximiser le plus possible la sollicitation à l’échelle nationale

Le chef du service social de l’hôpital Albert Royer argumente dans le même sens  en soutenant qu’ils sont constamment sollicités pour les enfants malades.  Mansour Dieng de penser aussi qu’une journée de solidarité sur l’ensemble du territoire en y impliquant les partenaires et les sénégalais vivant à l’étranger devrait permettre de récolter le maximum d’argent pour accompagner les hôpitaux dans la prise en charge des cas sociaux. Ce dernier de faire savoir que le droit à la santé doit être garanti par l’Etat et celui qui n’a pas les moyens devrait être pris en charge. Hélas,  c’est tout le contraire. Car les services sociaux très sollicités peinent à assurer à tous les nécessiteux les ordonnances, examens, radios, IRM et hospitalisations.

POUR VAINCRE LA MENDICITE FORCEE DES ENFANTS

Une grande coalition de la société civile en gestation 
Au Sénégal, hélas, contre la morale sociale et la loi, malgré les drames multiples qui se sont succédé et  contre  toutes les dénonciations, la mendicité forcée des enfants perdure sous nos cieux défiant la religion, la société  et reniant toute civilisation.   Face à l’impuissance des pouvoirs publics pour endiguer le phénomène, seule une réaction énergique et concertée de la société civile pourrait contrer le trafic et l’exploitation forcée des enfants mendiants. Cette alternative semble maintenant prendre de plus en plus forme si l’on se réfère au dernier atelier tenu à Dakar sous le leadership de Save The Children, Organisation internationale non gouvernementale présente dans 120 pays à travers le monde et 10 en Afrique de l’ouest et dont la vocation est de mettre partout  l’enfant hors de toute sorte de situation dangereuse. 
Après avoir fait plusieurs fois le tour du monde et livré ses multiples facettes scandaleuses, le spectacle choquant des enfants talibés qui mendient dans les rues de Dakar et de partout à travers le pays continue de matraquer le quotidien de tous les passants interpellés. Le pot crasseux sur la main gauche, ils vous accrochent partout et tendent avec insistance la main droite d’un regard impersonnel dans la quête financière au profit de soi-disant marabouts généralement issus des régions Nord (Saint Louis – Matam),  Sud (Kolda – Ziguichor) et  Sud-est (Tamba – Kédougou). 
Les talibés mendiants utilisés dans cette exploitation inique et insidieuse sont loin d’être de véritables talibés dans le sens strict du terme. Dans tous les coins et recoins de la banlieue notamment, ils essaiment dans des constructions inachevées, des taudis  non repérables et autres logements de fortune, exposés à toutes les maladies, insécurité, maltraitance et déviations sociales. Contre la suspension non déclarée d’une loi interdisant la pratique, le phénomène, exempt d’impunité a même pris une nouvelle ampleur. Le business ayant ainsi évolué, c’est une nouvelle vague qui a essaimé à Dakar ces dernières années provenant des pays limitrophes, notamment de la  Gambie et de la  Guinée Bissau, mais aussi du Nord, du Sud et du Sud Est de notre pays. Les derniers recensements établissement cette population enfantine en danger à plusieurs dizaines de milliers squattant les rues jusque tard dans la nuit. 

RESPONSABILITE  DE L’ETAT ET DES COLLECTIVITES LOCALES

Dés lors quelle stratégie pour enrayer ce lit de mauvais traitement, d’exposition à toutes pathologies et de rampe sociale à la délinquance,  voire d’un terrorisme rampant dans la région? M. Diallo responsable du plaidoyer à Save the Children s’est exprimé sur la question  à l’issue d’un atelier conjoint de trois jours organisé récemment au Casino de Dakar en relations avec plusieurs partenaires organisationnels. 
Après évaluation et analyse de la problématique aujourd’hui posée avec acuité par toutes les sphères de protection de l’enfance,  le représentant de Save The Children a d’abord déploré l’amalgame entretenu sciemment par ceux qui exploitent les enfants sous le couvert de l’enseignement coranique. Dans la réalité, a-t-il ajouté, ces supposés apprenants sont exclus de toute forme d’enseignement contrairement aux véritables daaras qui inculquent une éducation de base islamique et citoyenne depuis de nombreuses générations. 

Contre cet état de faits inacceptable, M. Diallo révèle qu’une grande coalition de la société civile alliée aux partenaires internationaux s’est constituée pour y faire face et a mobilisé tous les acteurs nationaux pour dérouler des projets et des programmes d’appui afin d’éradiquer ce phénomène  anachronique à l’orée du 21ème siècle.

La responsabilité  de l’état par l’application de la loi et des collectivités locales à travers le contrôle des daaras, reste  toutefois déterminante dans la recherche de ces objectifs. La mairie de la Médina, qui s’est illustrée récemment par des décisions énergiques vient de donner l’exemple après déploré, il y’a quelques années, le drame des 9 enfants qui ont péri dans l’incendie de la masure qui abritait le daara. Et  le responsable du plaidoyer à Save The Children de réitérer la détermination et l’engagement de leur coalition par les stratégies affinées pendant trois jours de conclave : « Certes, il y’a beaucoup de choses à faire. Beaucoup de choses aussi resteront à faire… » A-t-il conclu sans toutefois entrevoir un échéancier dans l’objectif d’élimination de la mendicité forcée des enfants. Sauf si l’état en manifeste la volonté en faisant appliquer  la loi votée à cet effet.

S.M.N. 

10:02:00
La santé oculaire va mal

La journée mondiale de la vue célébrée le 08 octobre dernier  a permis de passer de diagnostiquer le regard à travers le monde, mais surtout de passer en revue clinique l’œil des Sénégalais  fortement menacé par le brouillard d’une politique sanitaire qui marginalise la santé de cet organe central. En effet, si l’on estime à quelques 165 000 les personnes qui ont perdu la vue, il faut en ajouter près de 500 000 mal voyants sans compter tous ceux, innombrables, qui  trainent des baisses de visibilité.

Même si les maladies liées à l’œil ne tuent pas, elles sont handicapantes notamment pour les personnes en âge d’activité. Dépendance, mendicité, exclusion sociale résument les travers  endurés par les aveugles pour le restant de leur vie. Au Sénégal, la prévalence de la cécité indexée à 1,42% pour une population de plus de 16 millions d’âmes rapporte quelques 165 000 non-voyants. A cette estimation minimale s’ajoute un demi-million de mal voyant.  Pourtant comme partout en Afrique au sud du Sahara, ce mal pouvait être évité ou guéri. Mais comme l’a avoué le Pr Boubacar Sarr face à la presse, il faut déplorer la couverture déficiente en soins oculaires et sa très faible fourniture au niveau des postes de santé.

DIAGNOSTIC SANS COMPLAISANCE
Au premier plan de ce déficit en soins oculaires, la rareté des ophtalmologistes, 61 au total dont 35 dans le public et 26 dans le privé. On dénombre 126 techniciens supérieurs dont 26 opérateurs de cataracte. En plus de cette  faiblesse des ressources humaines, sa mauvaise répartition fait que 81% de ces spécialistes exercent à Dakar laissant en rade 9 régions sur les 14. Par ailleurs, il n’existe pas au Sénégal les autres catégories professionnelles comme les réfractionnistes et les techniciens de basse vision à l’instar des pays anglo-saxons.Ce qui expliquerait que les malades sénégalais des régions voisines de la Gambie se tournent vers ce pays dont l’accès aux soins est de moindre coût. La faible implication au niveau primaire et communautaire, l’indisponibilité et l’inaccessibilité aux médicaments essentiels, l’absence de maintenance des équipements et infrastructures sont quelques points faibles reconnus. Quant au budget alloué à la santé de l’œil, il n’est que de 8 000 000 CFA. Un scandale !

PLAN NATIONAL VISION 2020
Ces insuffisances ont interpellé les autorités sanitaires qui ont mis en plan un plan national de santé oculaire (vision 2020). Il s’agira parmi les mesures de redressement de décentraliser certaines prestations au niveau des districts dont la chirurgie de la cataracte et la formation d’agents de santé spécialisés. D’autres mesures urgentes ont été recommandées. Elles portent notamment sur le recrutement et le déploiement d’ophtalmologues dans les régions et leur accompagnement structurel. 

LE CASSE-TETE DES  PATHOLOGIES
La cataracte et le trachome constituent  les principales pathologies  qui affectent les yeux des sénégalais. De 2000 à 2013, le nombre de cas à opérer  pour la cataracte est passée de 29 525 à 40 700 dont seulement 12 068 ont pu l’être. 5176  porteurs de trachome  ont pu  également être opérés sur 5500 demandes. Les couvertures thérapeutiques à l’azithromycine concernent 80 à 85 des malades. L’insuffisance des infrastructures est réelle avec un centre secondaire pour 611 500 alors que les normes de l’OMS  l’établissent pour 250 000 habitants.

Sidy Mohamed NDIAYE

09:36:00
L’assaut final déclenché  à Dakar 

Depuis le 30 avril 2006, aucun cas de polio virus sauvage ou de virus dérivé de vaccin n’ont été rapportés ni notifiés au Sénégal. En plus de cet heureux constat,  le taux de couverture vaccinale orale est passé de 73 à 99 % entre 2010 et 2013 et la couverture des enfants complètement vaccinés  est à 74 %.Ces résultats forts encourageants ont été salués par l’Unicef  hier à l’occasion du lancement des journées de vaccination contre cette maladie handicapante. 

Hier dans la commune de Yoff et plus précisément devant le  centre de santé Philippe Maguilène Senghor, Le Sénégal a lancé sa campagne nationale de vaccination en synchronisation avec 12 autres pays de la sous-région. Le coup d’envoi de cet assaut final pour l’éradication de la poliomyélite à  travers le monde a été donné en présence du Dr Georges Amien chargé de la survie de l’enfant à l’Unicef, les autorités administratives et sanitaires ainsi que les délégués de quartiers et autres élus locaux. Dans la croisade contre cette maladie handicapante, les progrès du Sénégal ont été vivement salués par les intervenants. D’après le fonctionnaire de l’institution onusienne,   depuis le 30 avril 2006, aucun cas de polio virus sauvage n’a été rapporté  au Sénégal. Mieux encore, le pays n’a jamais notifié  le moindre  cas de polio dérivé de vaccin. Le taux de couverture vaccinale orale est également passé de 73 à 99 % entre 2010 et 2013 et les enfants complètement vaccinés dépassent 74 %. Par ailleurs, le représentant  de l’Unicef n’a pas oublié de féliciter le Sénégal sur l’introduction  en janvier 2015 d’une nouvelle  dose de vaccin polio injectable comme préconisé dans le cadre de la stratégie globale prônée par l’OMS. 

Toutefois, tous ces résultats positifs ne suffisent pas pour  mettre le  Sénégal à l’abri de la polio virus sauvage tant que le risque continue de planer sur le monde. C’est pour cette raison que le Dr Georges Amiens a invitéle Sénégal à maintenir voire renforcer  les efforts à travers  tout le pays et à tous les niveaux. « La poursuite des journées de vaccination contre la polio entre dans ce cadre et constitue une des mesures énergiques de l’élan mondial pour  l’éradication définitive de la polio ».  Le représentant de l’OMS de faire savoir en sus que  la vaccination est une option essentielle et a permis à plus de 10 millions de personnes de marcher correctement aujourd’hui au lieu d’être handicapées physiquement. 
Le gouverneur adjoint de la région de Dakar Ismaila Ndiaye a également axé son intervention sur le plan de riposte du Sénégal qui  lui a permis  d’enregistrer  des résultats appréciables. Il n’a pas oublié d’attirer l’attention des responsables sanitaires sur les régions du monde où le virus continue de circuler. Avant d’appeler toutes les forces vives du pays à s’engager pour accélérer la lutte, le représentant de l’exécutif local a invité les autorités médicales à faire à  Dakar le meilleur taux vaccinal pour cette campagne qui vient  d’être engagée.

Sidy Mohamed NDIAYE

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